
Si vous suivez ne serait-ce qu'un peu l'actualité cinématographique, "Le dernier pour la route" ne peut pas vous être inconnu.
Tiré de l'autobiographie du même nom de Hervé Chabalier, il s'agit là de l'histoire d'un journaliste alcoolique en cure de désintoxication. Godeau nous permet de suivre l'évolution d'un Cluzet exceptionnel en interaction avec son groupe.
Ne vous attendez pas à un film moraliste, presqu'à mi chemin entre un documentaire et un film profondément bouleversant (disons, à trois quarts du chemin), ce film est juste simplement humain.
Servi par des acteurs extraordinaire, un Michel Vuillermoz plus qu'attachant, une Mélanie Thierry déséquilibrante et un François Cluzet formidablement juste, sobre, sensible.
Au dela du divertissement qu'il propose, ce film, comme tout bon film permet à celui qui en sort d'en ressortir avec une image forcément différente de l'alcoolisme.
Bien qu'il ne s'agit pas de se dire que les alcooliques sont des pauvres gens bien tristes qui ne peuvent rien à leur situation, il reste tout de même difficile de quitter la salle sans avoir compris que l'alcoolisme est une maladie "comme l'asthme, ou la turberculose" dixit Hervé (Cluzet) dans le film.
Quiconque sortant de ce film ne pourra plus jamais penser en son for intérieur qu'un alcoolique a le choix, boire ou ne pas boire. Une telle complexité ne saurait se résoudre à un choix binaire. Si tel est encore le cas, permettez moi de douter de l'humanité du spectateur.
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